Dimanche 23 novembre 2008
 

Un état de vie qui lentement se pourrit,

On m'a laissé gelé, perdu dans la pampa.

Planté dès le mois de janvier, je ne germe pas.

Pas mort, j'enrage dans un langage qui me nourrit.


Sans retenue, comme si je me foutait de tout !

J'inspire puis cause mon lot, j'expose ma névrose,

Ce foutu intellect rongé par ma nécrose.

Humeur cassante, donne moi à lancer mes cailloux


Textes torturés, nuisant pour la santé morale,

Insouciant, j'agresse sarcastique, me pique et râle.

Je ne suis pas le seul à l'acérer ma gueule,

Me donnant corps et âme, porté par les gens veules.


Pour rendre inlassablement l'existence bancale,

Beau parleur, j'exalte mon soleil noir que j'avale,

Sans détour, je sais exprimer mon ignorance,

Fort décomposé, je fleuris en déchéance.



bj.d

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Dimanche 23 novembre 2008
 

De la viande que rien n’enchante, juste faite pour bander.

Je ne grandis plus, je me suis tue à glander.

Quelle chaleur ! Je suis en sueur, j’ai encore peur,

Il est l’heure où se lève le rideau de l’horreur.



Je me sens lourd, bien trop lourd de rage et de haine.

Ma voie raisonne, m’encombre et draine ma merde martienne.

Dans ma peine, j’appelle mes maux. Qu’ils viennent mes marteaux !

Il est tôt et j’aperçois ce moi au galop,

Qui m’embroche et j’en ris. J’ai mal de m’être tué,

Dans mon cœur qui saigne, le jour ce couche pour toujours.



Oh stupeur ! De la joie dans mon malheur de rat.

Je ne suis pas mort. La vie me cause doucement.

J’ai froid de honte, je m’enfonce sans alléluia,

Une lumière scintillant, je m’endors lentement.

 

bj.d

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Dimanche 23 novembre 2008
 J’ai envie de pleurer,

Souvent besoin de me droguer,

Encore plus de me tuer,

Seulement parce que je voudrai aimer.


L’horizon n’est plus parfumé,

Sur fond d’onomatopée,

« Clic », je m’invente un destin dramatique,

Véritable envolé lyrique.


Faut que je relève la tête,

Ne plus songer à la gâchette,

Ne pas baisser les bras,

Patient, tout s’arrangera.


Ce qu’il faudrait, c’est respiré,

Le plus compliqué, c’est respiré,

Transpirer sans ce démonter,

Dans cette putain de société mal branlée.


Submergé par la réalité vrai,

D’une intensité habitée d’une telle véracité,

Je hurle que j’ai trop besoin de crever !

Désireux de félicité ce délit aggravé.


Ce sens à ma vie dénuée de toute volonté,

Pas de courage pour éloigner mes sales pensés.

Il est trop tard, j’ai déjà basculé,

Je crains de ne jamais me réveiller.


Fatigué d’avoir encore et encore trébuché,

Je suis malade et épuisé, mis de côté,

Je n’y vois pas plus loin que le bout de mon nez,

Me voici déconnecté, condamné au bûché.


Je n’y crois pas, je n’y parviendrai pas,

Je ne stresse pas, je n’y arriverai pas,

Les murs se dressent, me caressent.

J’ai bâtit une geôle pour ma messe.


Retiré à l’intérieur de ma carapace,

Je croule sous ma crasse,

Je veux moisir dans le noir,

Alors je glisse dans la crevasse du désespoir.


bj.d

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Dimanche 23 novembre 2008
 

 

Belle nocturne, brave compagne, mon ultime sibérienne.

Par ton profond soupir, il faut que tu m’amènes.

Tu accours me libérer de mes très lourdes chaînes,

La lame tranchante qui t’habille est maintenant mienne.


A présent mon cerveau mal irrigué me freine.

Je suis des voix malsaines qui me lacèrent les veines.

J’entends des vents de décerveler qui m’entraînent,

Et m’enterre, dans les fin fonds d’une destinée chienne.


A cœur ouvert, je suis blême, j’étouffe dans mon sang.

La lutte sourde de ma peur me fait serrer les dents,

Le goût acide du désespoir m’envahissant,

Au sol, mon corps étendu ce vide doucement.


Dernier moment de solitude d’un figurant,

Dernière fièvre de douleur ; je pars futilement.

Ma princesse es-tu là ? Galante, étourdissante.

Mon ivresse me tue et m’emporte sens faux semblant.

 

bj.d

par bj_d - publié dans : Poèmes noirs
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Samedi 22 novembre 2008
 

Tout marche de travers la vraie vie copie l'enfer

Je pensais tenir mon destin d'une main de fer

Mais j'ai peur qu'il m'exécute de manière sommaire

Et mate mon ego perdu au milieu des mers

Je suis désemparé nu comme un vers de terre

Peut être que quelqu'un a entendu mes prières

Personne ne ce terre dans cette pénible atmosphère

Seuls quelques faussaires m'agrippent et me jettent en arrière

Suspendu en l'air je vois le monde à l'envers

Apeuré je m'effondre au fond de mon cratère

Je sens mon mal être qui opère à cœur ouvert

Je suis benoît livide miné par mon ulcère

Ma vie doucereuse me donne des nausées amères

Chaque seconde le temps s'écoule s'allonge et m'enterre

Pour enfin m'emporter jusqu'à mon cimetière

Hypocrite la terre entière n'en a rien à faire

Malgré ça je l'aime mais il me faut m'en défaire

Humilier mon humanité percer ma chair

Ressentir la vérité bien trop éphémère

Je vais me reposer ne plus geindre ma misère

Me taire et avec moi la fin de mon calvaire.

bj.d

par bj_d
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