Belle nocturne, brave compagne, mon ultime sibérienne.
Par ton profond soupir, il faut que tu m’amènes.
Tu accours me libérer de mes très lourdes chaînes,
La lame tranchante qui t’habille est maintenant mienne.
A présent mon cerveau mal irrigué me freine.
Je suis des voix malsaines qui me lacèrent les veines.
J’entends des vents de décerveler qui m’entraînent,
Et m’enterre, dans les fin fonds d’une destinée chienne.
A cœur ouvert, je suis blême, j’étouffe dans mon sang.
La lutte sourde de ma peur me fait serrer les dents,
Le goût acide du désespoir m’envahissant,
Au sol, mon corps étendu ce vide doucement.
Dernier moment de solitude d’un figurant,
Dernière fièvre de douleur ; je pars futilement.
Ma princesse es-tu là ? Galante, étourdissante.
Mon ivresse me tue et m’emporte sens faux semblant.
bj.d
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