Souvent besoin de me droguer,
Encore plus de me tuer,
Seulement parce que je voudrai aimer.
L’horizon n’est plus parfumé,
Sur fond d’onomatopée,
« Clic », je m’invente un destin dramatique,
Véritable envolé lyrique.
Faut que je relève la tête,
Ne plus songer à la gâchette,
Ne pas baisser les bras,
Patient, tout s’arrangera.
Ce qu’il faudrait, c’est respiré,
Le plus compliqué, c’est respiré,
Transpirer sans ce démonter,
Dans cette putain de société mal branlée.
Submergé par la réalité vrai,
D’une intensité habitée d’une telle véracité,
Je hurle que j’ai trop besoin de crever !
Désireux de félicité ce délit aggravé.
Ce sens à ma vie dénuée de toute volonté,
Pas de courage pour éloigner mes sales pensés.
Il est trop tard, j’ai déjà basculé,
Je crains de ne jamais me réveiller.
Fatigué d’avoir encore et encore trébuché,
Je suis malade et épuisé, mis de côté,
Je n’y vois pas plus loin que le bout de mon nez,
Me voici déconnecté, condamné au bûché.
Je n’y crois pas, je n’y parviendrai pas,
Je ne stresse pas, je n’y arriverai pas,
Les murs se dressent, me caressent.
J’ai bâtit une geôle pour ma messe.
Retiré à l’intérieur de ma carapace,
Je croule sous ma crasse,
Je veux moisir dans le noir,
Alors je glisse dans la crevasse du désespoir.
bj.d
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