De la viande que rien n’enchante, juste faite pour bander.
Je ne grandis plus, je me suis tue à glander.
Quelle chaleur ! Je suis en sueur, j’ai encore peur,
Il est l’heure où se lève le rideau de l’horreur.
Je me sens lourd, bien trop lourd de rage et de haine.
Ma voie raisonne, m’encombre et draine ma merde martienne.
Dans ma peine, j’appelle mes maux. Qu’ils viennent mes marteaux !
Il est tôt et j’aperçois ce moi au galop,
Qui m’embroche et j’en ris. J’ai mal de m’être tué,
Dans mon cœur qui saigne, le jour ce couche pour toujours.
Oh stupeur ! De la joie dans mon malheur de rat.
Je ne suis pas mort. La vie me cause doucement.
J’ai froid de honte, je m’enfonce sans alléluia,
Une lumière scintillant, je m’endors lentement.
bj.d
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